Dimanche 30 avril 2006
Cela fait environ trente minutes que j'erre devant mon clavier à la recherche d'un sujet. Mes yeux tournent autour de moi et mon esprit divague.

En face de moi, la webcam me regarde avec insistance. Encore heureux qu'elle ne soit pas branchée...

A gauche, il y a des livres de grammaire, bien cachés derrière un empilement de cd-rom. Et ma petite tête qui tourne toujours et toujours me dit que c'est une belle image de la société où le jeu (vidéo, télévisuel) supplante la culture et la connaissance. Tiens, un bon sujet pour un prochain article, mais pas aujourd'hui...

A droite, repose, poussiéreux, le tome 2 d'un des grands textes de Stendhal, "Le rouge et le noir". Là me vient une idée, je vais prendre un mot au hasard dans cette oeuvre et écrire un article totalement improvisé dessus! C'est parti... Les pages tournent sous mes doigts dans la main gauche. Je lance mon index droit, intronisé roi de la décision de sujet! Et là, paf! Ce qui devait arriver arriva: ce dernier vient s'effondrer contre la couverture du livre. Vous ai-je déjà raconté que j'étais maladroit? Allez, deuxième essai. Le sort en est jeté, le roi a décidé, ce sera le mot... je regarde... "fils"...

Hum... Que dire...
Je voudrais avoir un fils. Je ne demande pas grand chose, mais parmi les enfants que j'aurai, je voudrais qu'il y en ait un qui ait un petit zizi! S'il vous plait, donnez-moi un petit zizi!!!! :D
J'ai deux soeurs (oui, je sais, pauvre de moi... :) ), et du côté de ma famille paternelle, je n'ai que des cousines. En résumé, je suis le dernier représentant masculin de mon nom de famille! Voyez-y un brin d'attachement aux racines, de machisme ou un je-ne-sais-quoi, mais j'aimerais bien que mon nom resiste à ma génération. Que je ne sois pas le dernier exemplaire avec mon patronyme! C'est un attachement peut-être ridicule, peut-être désué aussi...
N'allez pas croire qu'au bout de quatorze filles, je sois toujours d'attaque pour avoir un petit garçon. Devoir faire l'amour quinze fois dans sa vie, juste pour perpétuer son nom? Quelle horreur! :D

Et voilà comment, sans aucune inspiration, j'ai réussi à faire un article! Bon, c'est vrai que cet article n'a ni queue ni tête, qu'il a été commencé sans savoir comment il se terminerait. Mais j'ai une petite aversion en ce moment pour l'actualité et la violence et je n'avais nullement envie d'en parler! Je présente toutes mes excuses à mes fidèles lecteurs pour cette improvisation!
par ma2thieu publié dans : ma2thieu
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Samedi 29 avril 2006
Vous connaissez ce moment, souvent très court, où nous ne sommes ni réveillé, ni endormi. Ce court intervalle où on nage de la conscience à l'inconscience. J'adore ce moment-là.

Quand j'étais petit, je montais me coucher dans ma chambre, mais je laissais toujours la porte ouverte. Au moment où j'arrêtais de lire, j'aimais voir la lumière de l'étage inférieur, entendre mes parents discuter ou juste la télé. Le rythme de la vie m'accompagnait dans les songes. Les meilleurs moments, c'était quand mes parents recevaient du monde à manger. Là, de ma chambre, au fond de mon lit, j'écoutais leurs conversations, je participais à leur débat et je laissais mon imagination divaguer.
Par contre, je detestais la nuit. Il me fallait ma petite lumière pour faire fuir les monstres cachés sous mon lit. Mes soeurs se moquaient de moi, le garçon, qui avait besoin pour s'endormir de cette lueur de vie qu'elle provienne de ma lampe de chevet ou du bruit de mes parents en bas. Oui, j'avais besoin d'être rassuré. Un psychologue pourrait certainement donner des tas d'explications à cela. Mais finalement, je ne pense pas que j'étais le seul dans ce cas là.

Plus tard, adolescent, je contrôlais l'endormissement pour rêver ma vie. Plutôt introverti, c'était le moment pour moi de faire tout ce que je ne faisais pas dans la vraie vie. Celle dont je rêvais à l'époque (E.) y prenait souvent une place prépondérante. Combien de fois l'ai-je sauvée des flammes? Combien de fois lui ai-je évité de se faire renverser par une voiture? A chaque fois, je mettais ma vie en péril pour qu'elle soit heureuse et qu'elle vive. Des fois, je mourrais à sa place, plus souvent, j'étais grièvement blessé. Et je devenais son héros, vous savez celui que la jolie fille embrasse à la fin du film? Et bien c'était moi, et la jolie fille c'était E. Juste avant de m'endormir, j'étais un héros et j'étais aimé par celle que j'aimais! Au réveil, j'étais un ado célibataire.
Systématiquement, à cette époque, je m'endormais comme ça, avec ma vie rêvée.

Adulte, j'ai un peu perdu cette faculté de rêve. Souvent je m'endors avec ce que j'ai fait dans la journée. Je cogite sur mes problèmes et mes petits plaisirs. Je cherche un article pour le blog! :) Mais je suis paisible, aimé par celle que j'aime et qui est à côté de moi. J'apprécie toujours autant cette perte de conscience qu'est l'endormissement.

Et vous, vous endormez comment?
par ma2thieu publié dans : ma2thieu
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Vendredi 28 avril 2006
J'aime l'usure. J'aime les choses usées.

Ma copine a dû me faire une pression pendant quelques semaines, plusieurs mois. Ce qu'elle me demandait, je n'y avais pas songé avant. Et pourtant, mes soeurs, mes parents n'arrêtaient pas de me dire la même chose. Il a fallu toute la force de persuasion de ma copine (ou plutot, sa torture morale) pour me faire céder. Il y a quelques mois, j'ai franchi le cap. Je me suis lancé et, accompagné de mon si joli bourreau, j'ai poussé la porte............. du chausseur.
Pourquoi voulais-t-il tant que je me sépare de mes chaussures? de vieilles chaussures de randonnées qui m'ont accompagné sur de nombreux chemins de la vie.

Je raconte ça avec dérision, mais j'avoue que cela m'a fait bizarrre de me séparer de mes bonnes vieilles godasses. Je les avais depuis... 6 ans. Je les ai achetées pendant ma première année d'étude supérieure. Elles m'ont accompagné un peu partout, l'été ou l'hiver. Elles étaient là quand j'ai porté mon neveu pour la première fois, elles étaient au bout de mes jambes quand j'ai passé mes concours scolaires, elles étaient à mes pieds pour le premier baiser avec ma copine. A la fin, elles commençaient sérieusement à dépérir à l'intérieur, mais j'aimais beaucoup cette usure. Ces effets du temps me rappellaient à tout ce que j'avais pu vivre avec elles.

J'ai toujours un peu d'affection pour les objets usés. Ceux que j'ai usé moi-même. Il y a un brin de nostalgisme là-dedans, mais c'est du nostalgique heureux! L'impression d'avoir utilisé à fond ce qui devait l'être.  Plus je passe de temps dans ma voiture (qui va bientôt fêter ses 100 000km), plus je l'apprécie.

N'allez pas croire pour autant que je suis radin et que je ne veux pas changer d'objets pour des causes financières. Loin de là! Il s'agit plutôt d'une affection matérialiste. Alors cela pose de nombreux problèmes, car j'ai souvent du mal à jeter certaines choses... Je me force, bien sûr, le plus souvent, mais j'ai l'impression de jeter une partie de mon passé (qui a dit que j'étais débile? :D). C'est une sorte de resspect pour les choses qui m'ont accompagné dans ma vie.
Pourtant, je n'aime pas vraiment les brocantes et autres brics-à-bracs. Je n'arrive pas à reconstituer une histoire que je n'ai pas vécu à des objets.

Vous ressentez un peu ça aussi ou je suis complètement dérangé du ciboulot? :o)

PS: Rassurez-vous, mes chaussures, je ne les ai pas mises à la poubelle! Elles sont dans un coin au cas où... :D
par ma2thieu publié dans : ma2thieu
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Jeudi 27 avril 2006
Pfiou, j'ai l'impression que la blogosphère est bien triste actuellement...

On peut y voir quelques fermetures ou suspensions de blogs. D'abord DS a fermé son blog et ça m'attriste car elle avait une réelle faculté de rendre simple des choses tellement compliquées. En témoigne son article sur Israël. Bref, elle préfère se reconcentrer sur sa vie réelle et elle a tout à fait raison. C'est sa liberté et j'espère que ça se passera bien pour elle. Papierchiffon, quant à elle, fait une petite pause tout aussi légitime. Ces petits mots mexicains de sa vie foireuse vont me manquer! J'espère que cette pause lui sera bénéfique et qu'elle nous reviendra avec sa pèche habituelle!

Laflote a retranscrit mes peurs dans cet article. J'ai vraiment peur de l'avenir de la France. Quand j'ai entendu encore ce matin, le nouveau jeu de certains jeunes qui consiste à se filmer en train de tabasser une prof, j'ai vraiment envie de vomir. Toute cette haine... Et cette haine mise en scène par les politiciens et les médias. J'ai vraiment l'impression que l'on se retrouvera, dans un an, avec une cronfrontation entre un borgne et un petit. J'ai peur de l'avenir, peur que la France tourne mal, peur que le monde ne tourne plus.

Farewells a fait un article touchant sur le suicide. Cela me rappelle le suicide d'une connaissance au collège. Il avait 14 ans. Il s'est pendu, son père l'a décroché, il vivait encore mais est mort quelques minutes plus tard. Je me souviens du séisme dans le collège, de cette culpabilisation. Je me souviens de cet enterrement, à côté de mes élèves de classe, jamais aussi silencieux. Je me souviens de ces cris, ces cris des parents qui résonnaient dans l'église. Des coups de poignards dans chaque coeur présent lors de la cérémonie.

Et d'autres sujets...

Allez, pour vous donner un petit bout de soleil, je viens de recevoir un coup de téléphone de personnes de l'île Maurice! Ca fait rêver, hein?
par ma2thieu publié dans : La vie du blog
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mercredi 26 avril 2006
Au titre de paraître un peu "beauf", je traite quand même ce sujet... :D Je préviens avant tout, je ne suis pas un fan de foot.

Depuis hier soir, c'est sur toutes les unes. Des pages Web aux journeaux... Oui, Zinédine Zidane part à la retraite. Comme le dit à juste titre Laflote dans son article, mettre en avant cette pseudo-information est complètement exagéré! Mais les médias sont là pour se faire de l'argent, et zidane est une source de revenus assurés.

Personne ne pourra constater le génie footballistique de cet homme. De plus, l'image qu'on en donne est un être charmant et sensible, impliqué dans les causes humanitaires. Bien sûr, d'aucuns diront que les footballeurs sont trop payés! Cela ne fait aucun doute. Mais il ne faut pas accuser les sportifs de ça. S'ils sont autant payés, c'est que des personnes sont prêtes à mettre beaucoup d'argent là-dedans. Et derrière tout ça, ce sont les médias et la publicité qui tirent les ficelles du sport. C'est eux qu'il faut blamer pour avoir fait monter de telles enchères! Le sportif, lui, aurait bien tord de ne pas en profiter, de réclamer un smic alors que son coéquipier gagne des millions...

Toujours est-il que cet homme et son équipe m'ont fait vivre un moment exceptionnel un soir de 98. Je ne porte d'intérêts qu'aux gros évènements sportifs: JO, Coupe de monde de foot, championnats du monde de Judo... J'aime regarder les sportifs qui jouent tous leurs espoirs, toute leur préparation de plusieurs années pendant quelques heures, minutes ou secondes... J'aime voir le frisson que cela procure, la joie, les cris des commentateurs. J'aime la nervosité, le stress, la noblesse dans la défaite et le fair-play. Bien qu'entaché du poignon qui transite autour, il ne s'agit là que d'hommes et de leur passion. Bref, quand je regarde un évènement sportif d'importance, je suis complètement immergé dans l'ambiance. Je vis le moment.

Ce soir de finale de la coupe du monde 98, j'étais devant la télé avec mes parents. Je ne voulais absolument pas manqué ce moment. Plus la journée passait, plus j'avais mal au ventre. C'est ridicule, hein? Eh bien non, j'étais dedans, je voulais que cela arrive.
Un corner, la tête dégarnie de Zidane et les filets qui tremblent. Je me suis levé du canapé, j'ai crié, j'ai levé les bras! Je n'étais pas seul, mon père et ma mère à côté de moi ont crié aussi. Non, vraiment pas seul, j'ai entendu la rumeur dans la rue, les cris issus des autres fenêtres de cette soirée chaude. Nous étions ensemble, les cris de quelques millions de personnes. Puis un deuxième. Puis un troisième... Mon coeur battait tellement fort. Quoiqu'on en dise, qu'on aime le sport ou pas, c'était un évènement! Alors je suis sorti en ville, voir le peuple de France fêter cette victoire, heureux. Fumigènes, concerts de klaxon. Je crois que beaucoup de villes et villages ont vécu ça ce soir-là. Avez-vous déjà vu une telle fête nationale, vous? Aussi spontanée et heureuse?
J'ai encore le journal l'équipe du lendemain! Hors mis tout ce qui relève de l'amour et de l'amitié, ce soir a été l'une des plus fortes émotions de ma courte vie. Et je dois l'avouer, lorsque je vois ces buts, ces instants, j'ai encore des frissons qui me parcourent.

Je suis tout simplement heureux d'avoir vécu ces moments. Le sport, si on oublie tout le merchandising, a encore la faculté de procurer de telles sensations.
L'avez-vous vécu comme moi?
par ma2thieu publié dans : Trépidations
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander

Calendrier

Avril 2006
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Contact

ma2thieul@hotmail.com

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

blog science sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus