Vendredi 5 mai 2006
Je suis attaché à ma planette. La Terre. Si belle de loin, si laide de près. Et pourtant elle regorge
de richesses et de cultures, de détresses et d'usures. D'organismes monocellulaires à l'homme en passant par les dinosaures, les cactus et les larves, tous ont trouvé de quoi se développer et vivre. Et nous, braves humains, nous sommes là, face à l'incroyable mouvement de la vie, générés à la suite de micro-évènements et moteurs du futur...
Je suis attaché à mon pays. La France. Héritière d'un passé glorieux, elle se trouve pourtant dans une période difficile. Je la critique, j'en ai parfois honte mais je l'aime tellement. Je voudrais qu'elle retrouve sa force culturelle, sa puissance créatrice tout en étant un exemple. Le pays des droits de l'homme, vous vous en souvenez? Et si cette faculté à faire des choses justes revenaient? Et si, au lieu de subir les autres pays ou de vouloir leur imposer nos réflexions, nous les inspirions. Inspirer au lieu d'imposer. Les pays nordiques telle que la Suède, la Norvège sont, selon moi, des exemples à suivre dans ce domaine.
Je suis attaché à ma région. La Basse-Normandie. On la critique, on la classe le plus souvent entre las vaches et la pluie. Et pourtant, ce n'est pas que ça. Il y a bien évidemment les plages du débarquement et les vestiges encore nombreux de la guerre, il y a le Mont-Saint-Michel mais aussi de nombreux paysages, changeant au rythme de marées. Le gros manque de la basse-normandie, c'est son incapacité à se mettre en valeur. Elle perd ses jeunes, aspirés par l'économie parisienne. Elle vit beaucoup avec son passé et refuse de l'adapter à des besoins modernes. Je ne veux pas la voir mourir.
Je suis attaché à ma ville. Granville. C'est une pointe dans la mer, une vieille ville sombre qui se dresse sur son roc pour observer les côtes bretonnes ou son quartier de la mer (Chausey et ses 365 îlots). C'est une ville avec ses traditions séculaires comme la pèche ou le carnaval. C'est un morceau d'histoire qui vit aujourd'hui beaucoup du tourisme. Je la critique aussi ma ville, qui se transforme, lentement en une gigantesque maison de retraite. Fort de son succès comme un Deauville, les prix des logements y grimpent! Fort d'une saison estivale très animée, le reste de la saison manque de culture et de spectacles. Les jeunes sont obligés de s'exiler, le bac en poche pour continuer ses études. Je l'aime ma ville et je veux qu'elle vive!
D'aucuns diront que je suis chauvin, mais quelque soit l'échelle, je suis attaché aux terres qui m'ont vu naître et évoluer. Je suis souvent déçu par les tournures qu'elles prennent, que ce soit la Terre, la France, la Basse-Normandie ou Granville. Mais je serai toujours là pour les défendre pour y jeter un regard attendri.
de richesses et de cultures, de détresses et d'usures. D'organismes monocellulaires à l'homme en passant par les dinosaures, les cactus et les larves, tous ont trouvé de quoi se développer et vivre. Et nous, braves humains, nous sommes là, face à l'incroyable mouvement de la vie, générés à la suite de micro-évènements et moteurs du futur... Je suis attaché à mon pays. La France. Héritière d'un passé glorieux, elle se trouve pourtant dans une période difficile. Je la critique, j'en ai parfois honte mais je l'aime tellement. Je voudrais qu'elle retrouve sa force culturelle, sa puissance créatrice tout en étant un exemple. Le pays des droits de l'homme, vous vous en souvenez? Et si cette faculté à faire des choses justes revenaient? Et si, au lieu de subir les autres pays ou de vouloir leur imposer nos réflexions, nous les inspirions. Inspirer au lieu d'imposer. Les pays nordiques telle que la Suède, la Norvège sont, selon moi, des exemples à suivre dans ce domaine.
Je suis attaché à ma région. La Basse-Normandie. On la critique, on la classe le plus souvent entre las vaches et la pluie. Et pourtant, ce n'est pas que ça. Il y a bien évidemment les plages du débarquement et les vestiges encore nombreux de la guerre, il y a le Mont-Saint-Michel mais aussi de nombreux paysages, changeant au rythme de marées. Le gros manque de la basse-normandie, c'est son incapacité à se mettre en valeur. Elle perd ses jeunes, aspirés par l'économie parisienne. Elle vit beaucoup avec son passé et refuse de l'adapter à des besoins modernes. Je ne veux pas la voir mourir.
Je suis attaché à ma ville. Granville. C'est une pointe dans la mer, une vieille ville sombre qui se dresse sur son roc pour observer les côtes bretonnes ou son quartier de la mer (Chausey et ses 365 îlots). C'est une ville avec ses traditions séculaires comme la pèche ou le carnaval. C'est un morceau d'histoire qui vit aujourd'hui beaucoup du tourisme. Je la critique aussi ma ville, qui se transforme, lentement en une gigantesque maison de retraite. Fort de son succès comme un Deauville, les prix des logements y grimpent! Fort d'une saison estivale très animée, le reste de la saison manque de culture et de spectacles. Les jeunes sont obligés de s'exiler, le bac en poche pour continuer ses études. Je l'aime ma ville et je veux qu'elle vive!
D'aucuns diront que je suis chauvin, mais quelque soit l'échelle, je suis attaché aux terres qui m'ont vu naître et évoluer. Je suis souvent déçu par les tournures qu'elles prennent, que ce soit la Terre, la France, la Basse-Normandie ou Granville. Mais je serai toujours là pour les défendre pour y jeter un regard attendri.
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