Samedi 24 juin 2006
Et voilà! Ca y est, le jour est enfin arrivé!

Je suis en Vacances!!!!! (les couleurs, c'est pour faire plaisir à Laflote!)

Seulement, vu que la décision a été prise très tard, je n'ai aucune idée de ce que je vais faire. Il se peut que je monte quelques jours sur Paris, où quelqu'un m'a proposé de me prêter son appart (une très chère amie dénommée Kiasev). Peut-être y verrais-je mon ami Laurent et aussi Mickey (sauf que c'est super cher ce truc!!!).

Enfin, je ne sais pas trop ce que je vais faire! Alors je lance un appel général à vous autres amis-blogueurs:
Sachant que je suis à Granville (50) ou Caen (14), où me conseillez-vous d'aller pendant mes deux semaines de vacances???

Conséquence, je ne pourrais pas me rendre aussi régulièrement sur vos blogs respectifs, et je m'en excuse d'avance! (Océane, continue les articles, je te jure que je répondrai un jour au tien quand même!!).

Petit aparté un peu moins réjouissant, j'ai eu l'occasion de parler avec la cousine de Manou (dont je parlais dans cet article), elle ne va pas bien. Elle est hospitalisée depuis une semaine et est dans le coma. Sa cousine m'a clairement dit qu'ils lui mettaient de la morphine pour la laisser s'en aller doucement. :'-( Je pense à elle.

Bonnes vacances à ceux qui y sont!
par ma2thieu publié dans : ma2thieu
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Jeudi 22 juin 2006
Matthieu, en hébreu, cela signifie "Don de Dieu". Ok, ça n'a aucun rapport avec ce que je vais dire mais si vous voulez épater l'un de vos copains qui s'appelle Matthieu, n'hésitez pas! :D

A chaque jour sa fête. Qu'elle soit des mères, des pères, des amoureux, des secrétaires, contre le SIDA, des chevaux, des carottes volantes ou des tables en merisier. Chaque jour à sa journée spéciale. Aujourd'hui, 22 juin, c'est la journée du don d'organe.

Il y a de cela une année environ, je me suis inscrit sur la liste de donneurs d'organes. Cela faisait déjà plusieurs mois que j'y réfléchissais mais la décision ne fut pas facile à prendre. Car le faire, c'est admettre qu'on va mourir. Quoiqu'on en dise, à une vingtaine d'années, ce n'est pas le genre de préoccupation qu'on a tous les jours en tête. Et puis, accepter, c'est aussi autoriser à ce qu'on nous prélève des choses après la mort. Dans l'idée, c'est assez spécial à imaginer non?

Et puis, j'ai vu une émission ou une publicité quelque part. Je ne sais plus où exactement. Et c'est à partir de ce moment que je me suis dit qu'il fallait le faire. Qu'il ne fallait pas attendre sous peine de le faire trop tard. Alors, direction Internet et me voilà en train de rentrer mon nom et mes coordonnées pour obtenir ma carte.

Cette carte, elle est dans mon porte-feuille, toujours sur moi. Mais l'opération ne s'arrête pas là. Il faut ensuite l'annoncer à ses proches. Et là, c'est encore pire que de l'annoncer à soi-même. Je n'osais pas et j'ai souvent espéré qu'ils voient d'eux-même la carte que je portais. Mais non, ce n'est pas possible d'agir comme ça. Peut-être mettraient-ils plusieurs mois, des années avant de fouiller dans mon porte-feuille. Et pendant ce laps de temps, beaucoup de choses pouvaient arriver. Je pouvais mourir, être enterré avec mes organes tout propres, tout frais. Alors, je devais le dire.
Mes parents ont réagi logiquement, me rétorquant que de toutes façons, ils se doutaient que j'aurais pris ce choix. Et si un quelconque chirurgien venait leur demander si on pouvait prélever mes organes, ils auraient accepté. Cette discussion n'a duré que quelques secondes, quatre ou cinq phrases au plus. Mais maintenant ils sont au courant.
Ma copine, elle a réagi autrement. Elle m'a dit qu'elle ne voulait pas parler de ça et s'est mise à pleurer. Je comprends tout à fait sa réaction, moi-même, j'aurais certainement eu la même à sa place si je n'avais pas réfléchi à ce don avant. Mais elle aussi, maintenant, elle sait ce qu'il faudra dire si je décède à côté d'elle.

J'ai l'impression qu'on ne peut convaincre personne de faire don de ces organes. C'est une décision vraiment personnelle qui nous met face à notre propre mort. Cette réflexion sur soi, personne ne peut l'influencer. Je comprends tout à fait ceux qui ne veulent pas donner, clamant leur droit à la paix une fois que celle-ci est trouvée. Ce qu'il faudrait, dans l'idéal, c'est que tous réfléchissent à cette probabilité, afin que des proches n'aient pas à prendre cette décision dans des moments douloureux.
par ma2thieu publié dans : M'est d'avis que...
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mercredi 21 juin 2006
Alors oui, je joue la facilité aujourd'hui! :D
21 juin, fête de la musique et je ne vais pas chercher mon idée de sujet plus loin que ça! Bon, je ne vais pas vous parler de l'été, il flotte en Normandie et c'est désespérant!

Alors la musique! Il m'arrive de penser que je n'ai pas de goût. Je ne déteste aucun style, je n'adore aucun autre. Bref, je suis éclectique en terme de choix musical.
Mais j'ai quand même des artistes préférés que j'écoute avec plaisir, d'autres que j'ai du mal à écouter et qui me font instantanément changer de fréquence sur ma radio.
Dans tous les styles, j'ai des chansons qui me parlent. En vrac: Yakamoneyé de Tryo me donne instantanément la pèche, Corner of the Earth de Jamiroquai m'évade dans un monde de poésie, Californication des Red Hot Chili Peppers me requinque, un Brassens m'envoie un brin de nostalgie, un Bohemian Rhapsody de Queen me procure des frissons... Je pourrais en citer plein comme ça.

Bon, j'avoue que j'ai mes petits préjugés aussi. Notamment, tout ce qui revêt un caractère ultra-commercial m'énerve. En pagaille, on peut inclure dans cette catégorie tout ce qui est Staraconneries, la télé-réalité, les chansons de l'été rabachées, les pseudo-phénomènes de foire telle que les gamins-chanteurs... Le rap et la techno extrème, je ne suis pas fan non plus. Je peux tenir 5 minutes mais après ça devient délicat.
D'ailleurs, ma pire expérience musicale est liée à la techno. Dans le cadre d'une association, j'ai dû assister à 24 heures de techno (hard) non stop. Je vous assure que la nuit qui a suivi, j'entendais encore les boums-boums dans le fin fond de mon lit. Mais bon, l'effort a été récompensé, j'y ai rencontré ma dulcinée (non fan de techno non plus)...

La photographie actuelle de mes goût musicaux a été déclenchée par le radio blog de Farewells sur lequel j'ai redécouvert un Homme Extraordinaire des Innocents. J'ai une envie de redécouvrir ces groupes de mon enfance et quelques unes de leur chanson comme Wonderwall d'Oasis, Lemon Tree de Fool's Garden...

Bon, vous l'aurez compris à travers cet article que je n'ai aucun goût musical arrêté! J'aime plein de chansons très différentes. Juste un regret: je ne chante pas bien! Enfin, ça n'empèche pas d'embêter les autres...

Et vous? Vous aimez quoi?
par ma2thieu publié dans : ma2thieu
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Mardi 20 juin 2006
J'aime cuisiner. J'aime produire quelque chose de mes mains, les enduire de farine, sucre, beurre et autres aliments. Je ne garantis pas la réussite de mon repas mais j'aime ça. Enfin, ce que je faisais essentiellement en tant qu'adolescent et jeune adulte, c'était des gâteaux! Ben oui, je suis gourmand et j'aime les desserts.

Puis, quand je suis parti du cocon familial, l'une de mes grandes questions concernait la cuisine. Qu'allais-je manger? D'avance j'en salivais (même si le goût n'est pas forcément exceptionnel). L'expérience se fit totalement différente de mes attentes. Seul dans mon petit studio, la préparation de mon repas consistait généralement à sortir quelque chose de la case congélateur pour le mettre directement dans le four micro-ondes. Les exceprions étaient le réchauffage de plats préparés pendant le week-end par mes parents.
Oui, en tout et pour tout, ma préparation de repas se faisait en 2 minutes chrono. 10 minutes pour manger, 3 pour la vaisselle et le repas était assurément baclé en moins d'un quart d'heure. L'intérêt pour le repas était quasiment nul: une habitude en quelque sorte. La solitude aide ce genre de comportement. On mange vite, on mange mal. Vous avez déjà mangé une pizza congelée directement décongelée et réchauffée au micro-ondes? Eh bien, ce n'est pas terrible.

Bien sûr quand on cuisine pour deux, la volonté est plus forte! Du coup, je mange beaucoup mieux depuis que j'habite avec ma copine. On se fait de temps en temps des plats simples, parfois plus évolués, et rapides. Rapides, oui, car le courage n'est pas souvent au rendez-vous. (Trop?) Régulièrement, nous cédons au passage du congel au four (oui, on a un four à chaleur tournante maintenant et c'est beaucoup plus meilleur!). Mais il y a aussi la question récurrente: "Que fait-on à manger ce soir?". C'est la sempiternelle énigme qui, chaque soir, entre 18h30 et 19h30, se pose. Que celui qui ne s'est jamais posé la question me jette la première livre de beurre!

Alors, à partir de quel âge cuisine-t-on vraiment et régulièrement? Quand fait-on son premier roti? Quand a-t-on toujours dans son frigo des tas de légumes, condiments et autres aliments indispensables pour toute recette élaborée?
Est-ce que c'est l'arrivée d'enfants dans la maison qui entraîne ce changement culinaire? Ou alors, peut-être que je fais partie de cette génération qui perd la tradition culinaire de la France...

Arg, aidez-moi!!! :p
par ma2thieu publié dans : ma2thieu
ajouter un commentaire commentaires (12)    recommander
Lundi 19 juin 2006
Pre-Scriptum: Les précédents articles de Laflote et de Mirabelle, entre autres, m'ont décidé à écrire  un article sur la mort.

Je ne sais pas si j'ai été plus confrontés que d'autres à la mort. Je ne le pense pas. J'ai eu diverses expériences qui ont traversé ma vie. Je crois qu'elles m'ont d'ailleurs fortement influencé en me faisant grandir (trop?) vite.

Cela a commencé à ma naissance avec cette perte de mon jumeau. Je ne m'en souviens pas. Cela ne m'a jamais empéché de vivre. Mais c'est une réalité, ancrée au fond de moi.

Puis, au cours de mon enfance et mon adolescence, j'ai perdu des copains. Le premier, je m'en souviens, c'était un copain qui faisait du judo avec moi, le fils d'un collègue de mon père. Sa vie s'est arrêtée lors d'un accident de la route avec ses grands-parents. Une vie si courte, d'à peine dix années.
Arrivé au collège, un autre s'est suicidé. Enfin, le pire pour lui est qu'il ne soit pas mort sur le coup. Il a essayé de se pendre, son père l'a dépendu alors qu'il était encore vivant. Il est décédé sur le chemin de l'hôpital. Je me souviens du choc à l'école et de l'incroyable silence qui régnait dans la cours pendant la récré. Je me souviens aussi de ce silence, dans l'église. Un silence fendu par les hurlements du père et de la mère, séparés dans la vie, unis dans la douleur. Ces cris m'ont souvent hanté. Tout comme le fait de passer devant la maison où il s'était pendu. En plein centre ville, je passais les yeux rivés sur mes chaussures à les empécher d'apercevoir par la fenêtre, la corde qui, j'en étais persuadé, pendait au milieu de la chambre.
Ce fut ensuite le cas d'une fille, une connaissance, la cousine d'une amie. Elle avait reçu un scooter à Noël. Tout début janvier, je l'avais croisée et dis bonjour au bowling où j'allais de manière exceptionnelle. Deux jours après, un coup de frein, elle s'arrête, mais n'ayant pas encore la maîtrise de son véhicule, elle touche le pare-choc de la voiture devant elle et s'étale sur le côté. Un camion est passé. Ses copains qui l'accompagnaient ont été sonner à la première maison, d'où la personne a accourue sur le lieu de l'accident. C'était la maison de ses parents. A l'enterrement, ils ont passé une chanson des East 17, boys band qui faisait fureur à l'époque et son groupe préféré. Cela a été l'effondrement général de tous les jeunes présents à la cérémonie. Je n'ai jamais pu réécouter ce groupe, ni même entrer dans un bowling sans penser à elle.
J'ai connu d'autres décès, plus "habituels" avec celui de mon oncle (trop jeune) et de trois de mes grands-parents.

Je pense souvent à la mort. Et j'estime que j'ai beaucoup de chance. Les gens qui me sont les plus proches sont encore là, à côté de moi. Dans quel état errerais-je si c'était le cas?
Je me pose souvent des questions, et pourtant je crois profondément à la vie. Ma tante et Manou sont des exemples incarnés de cette croyance.

J'ai du mal à conclure cet article. Je suis mélangé entre souvenirs et avenir. Je suis désolé d'avoir écrit cet article un peu trop personnel. Une part noire de ma vie pourtant génératrice d'espoir. C'est difficile à raconter... Désolé.
par ma2thieu publié dans : ma2thieu
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander

Calendrier

Juin 2006
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

Contact

ma2thieul@hotmail.com

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Recherche

publier ses idées sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus