Mercredi 2 mai 2007
Alors que j'avais réussi à les planquer, pendant des années, dans des coins inexploités de la maison de mes parents, il aura fallu d'un après-midi pour les faire ressurgir et me forcer à faire ce que j'aime le moins: prendre une décision.Quelques souvenirs de mon enfance, de nombreux cahiers de cours ont ainsi été exhumés du fin fond des placards pour choir dans ma chambre de la maison familiale. Et le week-end dernier, il fut décidé de faire tomber le couperet du jugement: garder ou jeter?
Premier à se présenter à la barre: mes légos! Il faut savoir que j'étais un fan de ces petites pièces, et qu'à 12 ans, mes parents m'avaient offert le méga-top qui arrache des légos techniques: on pouvait radio-commander le légo pour qu'il dessine sur une feuille de papier ce qu'on lui commandait de faire! Vous imaginez??? Non? Ah bon... :p Bref... Le légo, c'est le jouet de mon enfance. Et définitivement, je ne pouvais m'en séparer! Donc, tout a échoué dans mon appart de Caen et je les garde précieusement pour nos futurs enfants!
Le deuxième volet, lui a été beaucoup plus difficile à trancher. Deux valises pleines à craquer, 3-4 cartons, autant de cartables: tout ceci remplis de cours, de cahiers d'exercices, de cahiers de correspondance, dessins, poésies et autres crayons étalant ma vie scolaire de la maternelle à la terminale. Que faire de ces feuilles noircies par incompréhensions, completées par habitudes ou remplies d'émerveillements? Il y avait de toutes les matières, des leçons que je n'avais pas comprises et qui a posteriori paraîssent bien simples, celles où cela semblaient évident. Il y avait aussi beaucoup plus que cela: les rires des cours de récré, les écritures du petit garçon qui jouait avec Shirley, Moana, Nicolas,..., les abbréviations de l'adolescent qui rêvait plus que ne réalisait ses aventures amoureuses, les petits mots lachés par les copains et copines (lus et relus des centaines de fois si l'auteur était la même que celle qui peuplait les rêves)...
Mais il y en avait tellement, il fallut jeter. Pas tout, cela était au-dessus de mes forces. Alors j'ai gardé quelques cahiers de mon primaire, des dessins, des cahiers de maths et de physique de mon lycée et d'autres, et d'autres. La sanction fut terrible: 5 sacs partis à la poubelle contre une petite trentaine de cahiers sauvés.
Après tout, depuis ce week-end, sans ces cahiers, ma vie a-t-elle changé? Non. Les aurais-je relu? Non. Auraient-ils servi à quelque chose? Vraisemblablement, non. Alors, c'était évident qu'il fallait les jeter...
Ou tout du moins, s'en convaincre...
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