Vendredi 24 octobre 2008
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Ca ne vous a pas échappé, nous vivons une "crise financière", avec les subprimes comme principal bouc émissaire.
Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire de prédictions miraculeuses, ni vous faire gagner plein d'argent, ni vous dire si celle-ci impactera fortement notre vie quotidienne. Pour la simple et
bonne raison que je n'y comprends rien à la bourse! A part peut-être que les plus gros gagnent et les petits perdent.
Mais la question que je me pose souvent, c'est qui engendre quoi? Sont-ce les marchés qui alimentent la crainte, ou est-ce la crainte qui dirige les marchés. Je ne suis pas très clair, hein? La
chute des cours engendre la médiatisation de la peur qui engendre la frilosité des investisseurs qui engendre la chute des cours qui engendre... Ca ressemble à un cercle vicieux, non?
Bon bref, je m'y perds! ;-)
Pendant plusieurs semaines, la caisse d'épargne, sur son site Internet, publiait un encart de Nicolas Mérindol (directeur général) intitulé "L'écureuil va très bien, merci", visant bien-sûr à
rassurer les clients.
Seulement, le joli discours a subitement disparu du site Internet, et pour cause: près de 700 millions de pertes liés à des grosses défaillances d'un trader et de sa hiérarchie. Et le Nicolas a été
démissionné de son poste comme le président des Caisses d'Epargnes.
Pourquoi fait-on systématiquement tomber les têtes d'une entreprise dès qu'il y a un problème dans une entreprise? Effectivement, le trader a fait une énorme erreur, sa hiérarchie directe aurait dû
s'en rendre compte et agir pour éviter l'hémorragie. Il y a un dysfonctionnement certain. Mais les directeurs de la Caisse d'Epargne étaient-ils directement au courant de la situation? Etaient-ils
responsables?
J'avoue que je ne sais pas car je n'ai pas étudié le cas de la Caisse d'Epargne. Mais leur éviction me paraît plus être un enjeu de communication qu'autre chose, une façon de calmer le
mécontentement du public, un exemple. Mais pour moi, ce n'est pas ce que j'aurais attendu, j'aurais préféré qu'on sanctionne les responsables, et que les leçons soient apprises. Mais êteter un
établissement financier en pleine crise, pas sûr que ça soit la solution la plus optimale...
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