Pre-Scriptum: Fichue crève, j'ai une furieuse envie de dormir!Depuis de nombreux mois, personne n'a pu échapper à la déferlante Dan-Brownesque qu'est le
Da Vinci Code. Vous l'avez tous lu? Eh bien moi, non! Dans ma lenteur habituelle, pendant ce temps, je tentais de résoudre une autre énigme:
Le théorème du Perroquet de Denis Guedj. Alors, même si je ne l'ai pas lu, je vais quand même en parler! Comme si j'avais été un bon critique littéraire!
La religion est un sujet à la mode, rajoutez-y une pincée d'énigme policière et de mensonge, il n'en faut pas plus pour que les hautes strates du catholicisme fassent polémique et, soit dit en passant, la meilleure promotion du livre. Bref, tout ceci m'a donné envie de le lire, comme à des millions d'autres personnes. Mis à part que moi, je ne l'ai pas fait par manque-de-temps-fainéantise-et-autres-raisons-inavouables.
Bref, surfant sur ce succès littéraire, il ne fallait pas attendre longtemps pour que les sirènes du cinéma viennent tirer quelques profits du code. Et hop quelques mois après naît
Da Vinci Code - le film! Du beau monde à l'écran avec du Tom Hanks, du Jean Réno, de l'Audrey Tautou et autres Jean-Pierre Marielle!
Alors, quand on me propose d'aller voir ce film au cinéma, qui plus est, lors d'une séance privée gratuite avec pop-corn et soda aux extraits de cola offerts, je ne refuse pas.
Alors bien évidemment, j'ai entendu les sifflets et les ricanements de
Cannes. Mais vraiment, je n'y prête guère attention. Cannes me paraît tellement loin de mes préoccupations cinématographiques. J'ai l'impression qu'on y regroupe, une semaine dans l'année, l'
élite guindée du haut cinéma. Je ne préfère pas me fier à l'avis de ces pédants pour choisir ma toile. La seule chose que j'y apprécie, c'est la publicité que le festival fait pour la France. Mais à part ça, ce n'est que du pain béni pour Gala et autres Voici...
Donc, jeudi dernier je me suis fait mon opinion. Et j'ai
apprécié. Ce n'est certainement pas le meilleur film de tous les temps, ni même de cet année, mais j'y ai passé un bon moment. Je ne me suis pas embêté, j'ai été surpris quelques fois, j'ai voulu savoir la fin. Bref ce film, tout commercial qu'il est, ne mérite pas, à mon goût une telle humiliation publique à Cannes.
Pour autant, je n'exclue pas que les lecteurs du livres puissent être
déçus par la représentation cinématographique donnée.
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